La notion de vide (conserver sous vide) me questionne, et pour l'exposition Mandrosoa, j'ai mis à vendre le vide autour des tableaux, au même prix que la surface picturale. Car si l'espace est le premier de nos besoins vitaux à avoir été privatisé, aujourd'hui le reste suit : l'eau, l'électricité, bientôt l'oxygène. Un grand déséquilibre des richesses, construit sur une exploitation désinvolte des matières premières, nous entraine dans une spirale effrénée de croissance qui augmente le déséquilibre initial. Le temps des Zafimaniry, peuple de sculpteurs malgaches évoqué dans Mandrosoa, nous ramène à une frugalité contraignante et sage.

Le Reposoir (Cirque de Cilaos, La Réunion, 2007)

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