13 novembre 2007

L'insoutenable légèreté de l'art

Vers une esthétique de la marginalité Mon travail s'articule autour des équilibres vivants, ce qui disparaît et ce qui reste, la tension laissée par l'absence. En écho aux peintures de Vanités, des œuvres telles que celles présentées dans l'installation Bio interrogent le sens de la vie et la définition du temps à l'orée du troisième millénaire. Cependant l'homme n'y occupe plus la place centrale, c'est plutôt la nature qui est au milieu. C'est pourquoi je préfère parler de Natures vives quand le paysage... [Lire la suite]
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13 novembre 2007

Si ma peinture est émaillée de volatiles, parfois englués, c'est que l'image des marées noires me hante toujours et je l'exorcise aussi dans des pièces comme Mémorial la mouette, un tapis blanc des innocents, ou encore Déchausse-toi et tu entendras la mer. Le travail de la paraffine est arrivé comme un aboutissement : permettant les inclusions de fleurs artificielles, de plumes, de photographies, permettant aussi des réalisations pérennes en bronze, la paraffine est la métaphore de notre société basée sur l'apparence ; elle a la... [Lire la suite]
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13 novembre 2007

La notion de vide (conserver sous vide) me questionne, et pour l'exposition Mandrosoa, j'ai mis à vendre le vide autour des tableaux, au même prix que la surface picturale. Car si l'espace est le premier de nos besoins vitaux à avoir été privatisé, aujourd'hui le reste suit : l'eau, l'électricité, bientôt l'oxygène. Un grand déséquilibre des richesses, construit sur une exploitation désinvolte des matières premières, nous entraine dans une spirale effrénée de croissance qui augmente le déséquilibre initial. Le temps des Zafimaniry,... [Lire la suite]
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13 novembre 2007

Les formes organiques de mes céramiques s'installent dans le paysage aquatique (le lagon, le lavoir, la rivière pour les rakus) ou parfois dans les jardins (au Conservatoire botanique, à l'Amok, au milieu de mes chouchous), voire, pour les Eteignoirs, dans la forêt décapitée par la tempête. Il me fallait un retour à l'abstraction, à l'indicible, à l'intime. En finir avec ces représentations envahissantes du corps externe, plonger en ses intérieurs. Ainsi la parole silencieuse est oreille et bouche, écoute et murmure, membrane et... [Lire la suite]
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13 novembre 2007

Je fais feu de tout bois. Tout ce qu'il m'est donné de ressentir – l'expérience de l'œuvre originale – m'imprègne et me façonne, peut-être plus encore ce qui ne me parle pas immédiatement. Je suis surprise de voir resurgir des années plus tard l'influence incontestable d'œuvres qui m'avaient déplu. Mais ce sont les rencontres, avec des lieux et des personnes, qui me font avancer. J'aime l'auto-stop, pour ce qu'il a d'aléatoire –la durée du trajet, l'itinéraire- et de confiant, le rapport de bienveillance qu'il présuppose entre... [Lire la suite]
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13 novembre 2007

En regardant mes archives, je mesure l'éclectisme de mes travaux. D'aucuns voudront y lire un manque de maturité, je n'en sais rien, est-ce faire montre de maturité que de creuser toute sa vie le même sillon ? Nous sommes des éponges, vous comme moi, et nous pouvons seulement décider quel milieu nous allons absorber ; mon choix est simple, il est gouverné par les envies, le plaisir, et je ne me refuse aucune nouvelle expérience en matière de création. Figure de proue (Jardin de la mémoire, Ile du Mozambique, 2007) Contact :... [Lire la suite]
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